« Adapter nos logements sociaux va devenir une nécessité face aux problématiques de la dépendance. »

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Installation de douches de plain-pied, élargissement des portes, électrification des volets roulants ou encore aménagement des abords des immeubles : chaque année depuis trois ans, Le Toit angevin investit un million d’euros dans des travaux d’accessibilité.Ce bailleur social du Maine-et-Loire (49) a ainsi adapté 213 logements -sur un parc de 7 600- au handicap de ses locataires.

« L’adaptation d’un logement coûte 8 000 €, en moyenne. La mise en accessibilité des abords d’une résidence et des parties communes, 50 000 €Nous en avons fait six », précise Francis Stéphan, le directeur de l’Office HLM. Depuis 2010, les dépenses engagées par les bailleurs sociaux en faveur de l’accessibilité sont déductibles de la taxe foncière. « Il faut être clair : sans cette incitation, nous ne pourrions pas faire ces travaux. »

Pourtant, à entendre le bailleur, il y a urgence. « Adapter nos logements sociaux va devenir une nécessité et pas seulement pour les personnes handicapées : 14 % de nos locataires ont plus de 60 ans. Ce chiffre a progressé de 13 % en deux ans. Nous allons devoir faire face aux problématiques de la dépendance avec des locataires de plus de 85 ans dont les revenus modestes ne leur permettront pas, ni à leur famille, d’assumer un placement en institution. »

Conscient de cet enjeu, Le Toit angevin s’est engagé à adapter 7 % de son parc, soit 500 logements, d’ici trois ans selon les critères du label “Habitat senior services”, développé par un réseau d’entreprises sociales pour le maintien à domicile des personnes âgées. Texte Aurélia Sevestre – Photo Sébastien Salom-Gomis