« La mise en accessibilité, un investissement aussi nécessaire que les autres. »

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Accéder à une partie des remparts d’une forteresse du XVe siècle : voilà le plaisir rare que peuvent s’offrir les visiteurs à mobilité réduite du Château des ducs de Bretagne à Nantes (44). Ils ont également tout loisir de se rendre, en toute autonomie, dans 28 des 32 salles qui accueillent le Musée d’histoire de Nantes.

« Lorsque le projet de restauration a été lancé au milieu des années 90, il a été décidé de le rendre accessible à tous les visiteurs, quelles que soient leurs déficiences », explique Laurence D’haene, chargée du développement et de la politique des publics. Trois ascenseurs ont donc été installés dans l’édifice et les obstacles à la circulation aplanis. « Seules quatre petites salles n’ont pas pu être mises aux normes pour des raisons techniques, et il va de soi que nous n’y exposons donc pas d’œuvres majeures. » Un parcours tactile audioguidé a également été mis en place ; des visioguides en langue des signes sont à disposition ainsi que des livrets d’aide à la visite pour les visiteurs déficients mentaux.

« Nous n’avons pas chiffré le coût de cette mise aux normes. Pour nous, la mise en accessibilité n’est pas un surcoût mais un investissement aussi nécessaire que les autres : notre vocation est d’être accessible à tous. Et puis les ascenseurs profitent à tous, pas seulement aux personnes handicapées. » Cinq ans après sa réouverture au public, le château du XVe siècle est donc aux normes du XXIe siècle et accueille 1,5 % de visiteurs handicapés qui bénéficient de la gratuité d’entrée. Texte Franck Seuret – Photo Stéphane Bellanger