« L’ascenseur urbain a renforcé le lien social dans notre ville. »

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À Saint-Lô, dans la Manche, un dénivelé naturel sépare le quartier de la Dollée du centre historique, construit sur un éperon rocheux. Pour rendre la ville plus accessible aux 2 600 habitants de ce quartier, un projet peu banal a été réalisé : un ascenseur urbain, composé d’une tour de verre et d’acier de 30 mètres de haut débouchant sur une passerelle de 25 mètres de long.
Mis en service en juin 2009, cet ascenseur public et gratuit enregistre aujourd’hui 250 000 voyages par an. 

« C’est un plébiscite, se félicite François Digard, le maire UMP de Saint-Lô. L’ensemble du projet, dont les cheminements et le parking au pied de l’ascenseur, a été réalisé aux normes d’accessibilité. Tout le monde en profite : les personnes âgées qui ne supportaient plus d’avoir à gravir ce dénivelé, les mères avec les poussettes, même les cyclistes ! L’ascenseur a renforcé le lien social de manière spectaculaire dans notre ville. »

Il aura fallu 25 ans pour que les habitants en profitent. « Le problème, c’était le financement », avoue l’élu. Le projet a coûté 1,36 million d’euros, financé pour moitié par l’agglomération de Saint-Lô grâce au versement transport. Cette taxe, payée par les entreprises de plus de neuf salariés, finance les transports publics. « Nous n’avons découvert qu’en 2006 que notre projet était éligible à cette taxe. Mais à y regarder de plus près, c’est logique, argue l’élu. L’ascenseur est le premier mode de transport collectif en France ! » Texte Aurélia Sevestre – Photo Pierre-Yves LE MEUR