« Un pharmacien, ça doit être accessible à tous, c’est logique ! »

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En janvier 2010, lorsqu’elle a réaménagé sa pharmacie dans le XIe arrondissement parisien, Danielle Setti en a profité pour mettre son enseigne aux normes d’accessibilité. La marche « d’au moins 10 centimètres » à l’entrée de son officine a été supprimée : l’accès se fait désormais de plain-pied par une porte automatique. « On a maintenant une pente au sol, juste après l’entrée, mais elle est à peine perceptible », souligne la pharmacienne. À l’intérieur, les espaces de circulation ont été élargis et le nouveau comptoir dispose d’une tablette à hauteur pour les éventuels clients en fauteuil roulant.

« Dans mon ancienne officine, cela m’énervait que des personnes ne puissent pas entrer, confie-t-elle. Un pharmacien, ça doit être accessible à tous, c’est logique ! Je ne voulais plus rencontrer ce genre de situation. » Ces aménagements ont donc d’emblée fait partie du projet d’embellissement. Pragmatique, la pharmacienne ne voit pas en quoi ils auraient pu représenter des difficultés techniques ou même un surcoût.

«  Quand on refait tout du sol au plafond, c’est quand même simple : on supprime des obstacles ! Et puis, des travaux, ça a toujours un coût au départ, quoi que vous fassiez. Après, vous faites des choix en fonction de votre budget. Regardez les prix du carrelage : ils vont du simple au double ! » Danielle Setti, elle, a opté pour une pente douce qui se fond dans le décor de sa pharmacie. Texte Aurélia Sevestre – Photo Albin Millot