« Une cabine adaptée ? Indispensable pour permettre à mes clients handicapés d’essayer en toute confiance ! »

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« Pourquoi les personnes à mobilité réduite n’auraient-elles pas, elles aussi, droit à une vie sexuelle épanouie ? » Ce constat a poussé Olinda Da Silva, gérante de Rosé é Moi, à réfléchir à l’accessibilité de son commerce dès sa conception. En juillet 2009, elle a ouvert cette boutique dédiée à l’amour et l’érotisme dans une zone d’activités en périphérie de Valence, dans la Drôme (26). « Je l’ai conçue en réfléchissant à ce que j’aimerais y trouver en tant que cliente mais aussi pour répondre à un maximum de demandes, notamment celles des personnes en fauteuil roulant », explique-t-elle.

Accessibles de plain-pied, ses 230 m2 offrent une circulation aisée dans les allées où sont exposés lingerie, vêtements, sex-toys et accessoires coquins. Sur les six cabines d’essayage, Olinda a choisi d’en emménager une plus spacieuse -quasiment le double en surface. « Je pourrais avoir trois cabines. Pourquoi une cabine adaptée ? C’était indispensable pour permettre à mes clients handicapés d’essayer en toute confiance »

Même si elle a pensé à tout, il lui reste encore un « petit chantier en cours » pour être complètement aux normes. « Une dame m’a signalé une légère surélévation au niveau du sol dans l’espace DVD situé un peu à l’écart. » Elle a donc entrepris quelques travaux. « Je veux que chacun soit libre de ses mouvements dans ma boutique. Mon plus grand bonheur est de voir repartir mes clients avec les yeux qui pétillent. » Texte Claudine Colozzi – Photo Jacques Andanson